Mentions obligatoires d’un devis d’artisan du bâtiment : la liste complète

Un devis incomplet, c’est un client qui hésite, un litige plus difficile à défendre et, parfois, une amende. Voici tout ce qui doit figurer sur un devis de travaux, avec une liste de contrôle à garder sous la main.

Quand le devis est-il obligatoire ?

Pour les prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le bâtiment et l’équipement de la maison (plomberie, électricité, chauffage, serrurerie, menuiserie…), l’arrêté du 24 janvier 2017 impose de remettre au client particulier un devis détaillé avant l’exécution des travaux. L’ancien seuil de 150 € ne s’applique plus à ces prestations.

Pour les autres chantiers, la loi n’impose pas toujours un devis écrit. Mais c’est votre meilleure protection : il fixe le contenu et le prix des travaux, et une fois accepté, il vaut contrat. Sans lui, en cas de désaccord, c’est parole contre parole.

Le devis est gratuit, sauf si vous avez annoncé avant de l’établir qu’il serait payant (pour un déplacement ou une étude longue, par exemple). Dans tous les cas, indiquez sur le devis s’il est gratuit ou payant, et son prix le cas échéant.

Les mentions sur votre entreprise

Le client, le chantier et les dates

Le détail des prix et la TVA

Le client doit pouvoir comprendre ce qu’il paie, poste par poste :

Si vous êtes en franchise en base de TVA (micro-entreprise sous les seuils), aucune TVA n’apparaît et le devis porte la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

TVA à 10 % et 5,5 % : ce qui a changé en 2025

Les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien dans un logement achevé depuis plus de deux ans peuvent bénéficier de la TVA à 10 %, et certains travaux d’amélioration de la performance énergétique de la TVA à 5,5 %.

Jusqu’en 2025, le client devait remplir une attestation (formulaires 1300-SD ou 1301-SD). Depuis la loi de finances pour 2025, cette attestation est supprimée : elle est remplacée par une mention portée sur le devis ou sur la facture, par laquelle le client certifie que les conditions du taux réduit sont remplies. Vous devez conserver les éléments qui justifient ce taux.

La formulation exacte de cette mention dépend du taux et des travaux : faites-la valider une fois pour toutes par votre expert-comptable, puis ajoutez-la à vos conditions par défaut.

Vos mentions, une fois pour toutes

Dans DevisRapide, vous saisissez votre SIRET, votre assurance et vos conditions une seule fois : elles apparaissent sur chaque devis. TVA par ligne, détail par taux et mention 293 B sont gérés automatiquement.

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L’assurance professionnelle

Si vos travaux relèvent de l’assurance décennale (gros œuvre, toiture, plomberie encastrée, électricité, carrelage…), vos devis et vos factures doivent indiquer votre assurance : le nom et les coordonnées de l’assureur et la couverture géographique du contrat. Indiquer aussi le numéro de contrat est une bonne pratique : c’est ce que le client vérifiera.

Certaines activités sont aussi tenues de mentionner leur assurance de responsabilité civile professionnelle. En cas de doute, demandez à votre assureur la formulation à reprendre sur vos documents.

Avec un particulier : rétractation et médiateur

Acompte ou arrhes : un mot qui compte

Avec un particulier, une somme versée d’avance est considérée comme des arrhes si le contrat ne précise rien. Or les arrhes permettent au client d’annuler en les abandonnant (et à vous de vous dédire en les remboursant au double). Un acompte, au contraire, engage les deux parties. Écrivez donc explicitement « acompte de 30 % à la commande » si c’est ce que vous voulez.

La liste de contrôle

Après la signature

Un devis accepté vaut contrat : ni vous ni le client ne pouvez en changer le prix ou le contenu seul. Si le chantier évolue, faites un nouveau devis ou un avenant, accepté lui aussi. Et gardez une trace datée de l’acceptation : c’est elle qui vous protégera en cas de contestation.

Cet article est une synthèse d’information générale, à jour à sa date de publication. Il ne remplace pas le conseil de votre expert-comptable, de votre assureur ou de votre organisation professionnelle, qui connaissent votre situation.